Depuis plus de 30 ans, Kaoka milite pour un chocolat bio, éthique et de haute qualité. Pour y parvenir, nous avons dû mettre en place une cacaoculture durable, tant pour l’environnement que pour les hommes.
Cultiver en bio, est-ce suffisant ? Payer les producteurs à un prix supérieur suffit-il pour leur permettre un vrai développement économique ? Pour Kaoka, la réponse est non.
Le revenu d’un producteur dépend non seulement du prix de vente de son cacao mais aussi de la quantité de cacao qu’il récolte ! L’approche doit donc être globale.
Guy Deberdt Directeur général de Kaoka
Chez Kaoka, nous conjuguons plusieurs effets pour offrir une vraie voie de développement économique à nos producteurs:
Partenariat à long terme
Nous nous engageons auprès de nos producteurs partenaires pour une durée minimale de 3 ans
(mais dans les faits nos filières ont près de 20 ans !)
Augmentation des récoltes
Nous accompagnons les producteurs dans la rénovation des plantations : leurs récoltes s’améliorent d’année en année !
Prix supérieur
Kaoka s’engage à acheter les récoltes de cacao à un prix supérieur directement fixé au producteur (et non à la coopérative).
100% de la production achetée
Kaoka s’engage à acheter 100% des récoltes de ses producteurs partenaires tout au long de l’année pour leur assurer un débouché pérenne.
La rénovation des plantations : un enjeu majeur pour les producteurs Dans notre modèle de filières intégrées, nous sommes interdépendants avec nos partenaires producteurs. Nous partageons ensemble les difficultés et les risques.
Quand nous avons identifié dès le début des années 2000 qu’une majorité des cacaoyers étaient vieillissants et de moins en moins productifs, nous savions que nous devions réagir vite. La diminution des récoltes mettait en péril le revenu des producteurs, et à plus long terme, nos approvisionnements en cacao.
1 Pourquoi les cacaoyers ne produisent plus?
Les cacaoyers ont principalement été plantés dans les années 70 quand le chocolat est devenu un produit de grande consommation. Or un cacaoyer ne produit qu’environ 40 ans. Au début des années 2000, nous avons donc observé la production de cacao décliner dans les plantations. Face à ce phénomène, des variétés hybrides, très productives mais peu aromatiques et gourmandes en eau et en engrais, ont commencé à arriver.
Pour nous, ces variétés ne répondaient pas à nos critères de qualité et n’étaient pas non plus une option durable pour les producteurs.
2 Des années de recherche agronomique
Nous devions trouver une autre solution, pour pérenniser le métier de producteur et sauvegarder la qualité du cacao aromatique.
Dix années de recherche agronomique, en partenariat avec les producteurs volontaires, ont été nécessaires pour mettre au point une technique performante et naturelle.
L'idée ? Sélectionner le meilleur dans la nature et restaurer le vivant.
3 sélectionner le meilleur dans la nature et restaurer le vivant
Au cours de ces années de recherche, nous avons donc sélectionné des cacaoyers, toujours en partenariat avec les producteurs volontaires, selon des critères précis : productifs, résistants et aromatiques.
Ces arbres ont été dupliqués par greffage et cultivés dans des pépinières. Ainsi, les producteurs ont accès à une réserve de plants « élites » pour redensifier leurs plantations (c’est-à-dire planter dans les espaces vides pour optimiser l’espace de culture). Mais surtout, ces plants leur permettent de greffer leurs vieux arbres improductifs. En s'appuyant sur la force d'un système racinaire encore performant, ce procédé permet de donner une seconde vie à l’arbre !
4 Un accompagnement et une formation continue pour les producteurs
Au fil des années, nous avons constitué une collection de plants dans chacune de ces filières. À l'écoute des observations de nos partenaires producteurs sur le terrain, nous continuons de faire évoluer cette collection.
Chez Kaoka, nous misons sur le transfert des connaissances et du savoir-faire. Nous accompagnons et formons régulièrement l’ensemble de nos partenaires producteurs à ces techniques agricoles performantes. Nous avons également mis en place des équipes de techniciens pour les soutenir et répondre à leurs questions.
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La rénovation des plantations a de nombreux impacts bénéfiques. Elle permet :
d’augmenter significativement les récoltes des producteurs (et donc leurs revenus !)
de lutter contre la déforestation en offrant une solution aux producteurs pour exploiter au maximum les zones déjà cultivables.
de pérenniser la culture d’un cacao de qualité, qui s’affine en goût et en arômes au fil des années.
Le changement climatique : un autre défi auquel doivent faire face nos partenaires producteurs Le changement climatique affecte de plus en plus nos partenaires producteurs. Certaines zones de production s’assèchent et les accidents climatiques (ex: El Niño) sont de plus en plus fréquents, menaçant la cacaoculture.
La prise en compte de ces nouvelles réalités est importante dans la rénovation des plantations car nous sélectionnons désormais des variétés de cacao résilientes, plus résistantes à la sécheresse par exemple.
Pour faire face à ce nouveau défi, nous les accompagnons au travers de programmes promouvant l’agroforesterie et les pratiques agro-écologiques (fabrication de compost, restauration des sols, etc.). L’agroforesterie consiste à associer la production d’arbres avec d’autres cultures ou même de l’élevage. Chez Kaoka, nous défendons un système agroforestier complexe constitué de nombreuses espèces pour favoriser la biodiversité.
la strate haute Arbres de 25 à 35 mètres de haut
Composée d'espèces nobles et locales d'arbres à croissance lente, elle permet de créer une ombre permanente maîtrisée qui protège le cacao des aléas climatiques et régénère la matière organique du sol.
la strate moyenne Arbres de 9 à 24 mètres de haut
Composée majoritairement d'arbres fruitiers, elle permet aux producteurs de disposer de revenus complémentaires. Elles abritent également une grande biodiversité (notamment des oiseaux).
La strate basse Arbres de 1 à 8 mètres de haut
Les cacaoyers évoluent dans cette strate avec d'autres variétés telles que des bananiers, papayers, poivriers ou la vanille. Le producteur peut diversifier ses cultures pour s'assurer un revenu stable tout au long de l'année.
La strate au sol Plantes de 0 à 1 mètre de haut
Composée de légumineuses qui enrichissent le sol, elle assure également des revenus complémentaires aux producteurs.
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L’agroforesterie a de nombreux impacts positifs. Elle permet :
d’améliorer l’utilisation des ressources sur une parcelle et ainsi son rendement.
d’assurer des revenus complémentaires aux producteurs grâce aux cultures vivrières.
de protéger les cultures contre les aléas climatiques (sécheresse ou inondations) grâce au rôle positif des arbres dans la filtration de l’eau dans le sol.
de lutter contre la déforestation en restaurant les sols dégradés et en évitant ainsi l’exploitation de nouveaux sols.
Nos actions en chiffres sur la rénovation et l'agroforesterie
324 740
arbres plantés en partenariat avec nos producteurs dans le cadre des programmes d’agroforesterie et de rénovation de 820 ha de plantations depuis 2018